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Ituri : plus de 10 000 cas de VBG en 2026, les femmes toujours en quête de protection et de voix

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Spread the lovePlus de 10 000 cas de violences basées sur le genre (VBG) ont été recensés en Ituri depuis le début de l’année 2026, après plus de 20 000 cas enregistrés en 2025. Au-delà de ces chiffres alarmants, les femmes restent faiblement représentées dans les instances de décision, notamment au sein des comités locaux […]

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Plus de 10 000 cas de violences basées sur le genre (VBG) ont été recensés en Ituri depuis le début de l’année 2026, après plus de 20 000 cas enregistrés en 2025. Au-delà de ces chiffres alarmants, les femmes restent faiblement représentées dans les instances de décision, notamment au sein des comités locaux de sécurité. Cette situation a été au centre des échanges lors d’un forum consacré à la paix, à la sécurité et au développement, organisé à Bunia.

La province de l’Ituri continue de faire face à des défis majeurs en matière de protection des droits des femmes. Selon les données communiquées par la Division provinciale du Genre, de la Famille et de l’Enfant, plus de 10 000 cas de violences basées sur le genre ont été enregistrés depuis janvier 2026, contre plus de 20 000 pour l’ensemble de l’année précédente.

Les conflits armés récurrents et certaines pesanteurs socioculturelles figurent parmi les principaux facteurs qui contribuent à cette situation. Les violences physiques et sexuelles continuent ainsi de fragiliser les droits des femmes et des filles dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.

Au-delà des violences subies, l’accès des femmes aux espaces de décision demeure un autre défi majeur. D’après les chiffres présentés par la Division provinciale du Genre lors du forum, leur représentation dans les instances de prise de décision ne dépasse pas 10 % à l’échelle provinciale.

La situation est encore plus préoccupante au sein des comités locaux de sécurité, où les femmes ne représentent que 3 % des membres.

Cette faible présence limite leur capacité à contribuer directement aux décisions concernant la prévention des conflits, la gestion des tensions communautaires et la recherche de solutions durables aux crises qui affectent leurs milieux de vie.

Pourtant, la participation des femmes aux mécanismes de paix constitue un levier important pour mieux prendre en compte les besoins des populations touchées par les violences, les déplacements et l’insécurité.

Face à ces défis, les participantes au forum organisé à Bunia ont adopté un plan d’action provincial fondé sur la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Cette résolution met notamment l’accent sur la participation des femmes à la prévention et au règlement des conflits, aux négociations de paix ainsi qu’aux efforts de reconstruction après les crises.

La mise en place d’un cadre de réflexion à l’issue des échanges vise également à favoriser une implication accrue des femmes dans les initiatives de paix, de sécurité et de développement en Ituri.

L’enjeu est de dépasser les engagements de principe pour permettre aux femmes de participer effectivement aux décisions qui concernent leurs communautés.

Malgré les difficultés persistantes, certaines initiatives locales témoignent de la capacité des femmes à contribuer au rapprochement entre les communautés.

Avec l’appui de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), des actions menées dans la périphérie de Bunia et dans le sud du territoire d’Irumu favorisent le dialogue intercommunautaire et le rétablissement de la cohésion sociale.

Ces expériences soulignent l’importance de reconnaître les femmes comme des actrices à part entière de la prévention des conflits et de la consolidation de la paix.

Alors que l’Ituri reste confrontée aux violences basées sur le genre et aux conséquences des conflits armés, la protection des droits des femmes et leur participation aux instances de décision apparaissent comme deux enjeux étroitement liés.

La mise en œuvre du plan d’action provincial sera déterminante pour traduire les engagements pris en mesures concrètes, renforcer la protection des victimes et donner aux femmes une place plus importante dans la recherche de solutions durables aux tensions qui secouent la province.

✍️ APD

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