• Home  
  • Kinshasa : la police intensifie la traque des réseaux de drogues sur fond de consommation détournée de médicaments
- Société

Kinshasa : la police intensifie la traque des réseaux de drogues sur fond de consommation détournée de médicaments

Spread the love

Spread the loveÀ Kinshasa, la Police nationale congolaise (PNC) renforce ses opérations contre le trafic et la consommation de stupéfiants. Depuis mardi 29 septembre 2026, les Groupes mobiles d’intervention (GMI) Alpha et Ouest sont mobilisés pour traquer les points de vente et de distribution de drogues dans plusieurs secteurs de la capitale. Cette offensive intervient […]

Spread the love

À Kinshasa, la Police nationale congolaise (PNC) renforce ses opérations contre le trafic et la consommation de stupéfiants. Depuis mardi 29 septembre 2026, les Groupes mobiles d’intervention (GMI) Alpha et Ouest sont mobilisés pour traquer les points de vente et de distribution de drogues dans plusieurs secteurs de la capitale.

Cette offensive intervient alors que les autorités font face à de nouvelles formes de consommation, notamment chez certains jeunes. Parmi les pratiques signalées figure l’usage détourné de médicaments, avec des mélanges connus dans la rue sous l’appellation « Mpuku amemi congélateur », expression qui signifie littéralement « la souris transporte le congélateur ».

Présenté comme un mélange de plusieurs médicaments, dont certains antalgiques utilisés à fortes doses, ce produit suscite des inquiétudes en raison des risques liés à l’usage non médical de ces substances.

Face à cette situation, des jeunes rencontrés à Kinshasa plaident pour un meilleur encadrement de la vente de certains médicaments en pharmacie.

« L’État congolais doit fixer une règle aux pharmaciens pour vendre ces médicaments uniquement sur prescription médicale, parce que cela détruit la jeunesse », témoigne l’un d’eux.

Pour un autre jeune, la réponse au phénomène ne devrait toutefois pas se limiter à la répression. Il appelle également les pouvoirs publics à agir sur les conditions sociales qui peuvent favoriser la consommation de substances psychoactives.

« Le gouvernement doit aussi créer des emplois pour éviter ce genre de choses », estime-t-il.

Au-delà du trafic, les témoignages recueillis mettent en lumière les conséquences que certains jeunes associent à la consommation de produits non contrôlés et de boissons frelatées.

« Ce n’est pas de l’alcool normal, c’est non contrôlé. Ça brûle le foie, ça abîme le rein, ça te prend la mémoire à court terme, ça te donne la paranoïa. Et le plus grave, ça te vole ton avenir et ta dignité. Les vendeurs investissent sur ton addiction », témoigne une jeune Kinoise.

Ces témoignages illustrent les préoccupations grandissantes autour des effets sanitaires, sociaux et économiques liés à la consommation abusive de substances chez les jeunes. Ils soulèvent également la question du contrôle de la commercialisation de certains médicaments et produits dont l’usage peut être détourné.

De son côté, la PNC entend maintenir ses patrouilles et ses opérations d’interpellation afin d’identifier les revendeurs et les réseaux impliqués dans ce commerce illicite et de les présenter devant les instances judiciaires compétentes.

Au-delà des opérations policières, la lutte contre ce phénomène implique également la sensibilisation des jeunes, le contrôle de la vente des médicaments et le renforcement de la prévention sanitaire afin de limiter les risques liés à leur consommation détournée.

✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

About Us

Lorem ipsum dol consectetur adipiscing neque any adipiscing the ni consectetur the a any adipiscing.

Email Us: infouemail@gmail.com

Contact: +5-784-8894-678

Empath  @2024. All Rights Reserved.