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Paludisme en RDC : malgré des avancées majeures, la prévention demeure le meilleur rempart

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Le paludisme reste l’un des plus grands défis de santé publique en République démocratique du Congo. Bien que des progrès significatifs aient été enregistrés ces dernières années, notamment avec l’introduction du vaccin antipaludique et le renforcement des stratégies de prévention, cette maladie continue de faire des milliers de victimes chaque année, principalement parmi les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la République démocratique du Congo figure parmi les quatre pays les plus touchés au monde par le paludisme. En 2022, le pays a enregistré plus de 27,2 millions de cas et 24 880 décès liés à cette maladie. Parmi ces cas, 13,3 millions concernaient des enfants de moins de cinq ans, tandis que 16 921 décès, soit 68 % de l’ensemble des décès, ont touché cette tranche d’âge.

Le paludisme est causé par un parasite du genre Plasmodium, transmis à l’homme par la piqûre d’un moustique Anopheles femelle infecté. En RDC, les conditions climatiques, les fortes pluies, les eaux stagnantes, l’urbanisation rapide et les difficultés d’accès aux soins favorisent la prolifération des moustiques et la transmission de la maladie.

La lutte contre le paludisme a connu une avancée majeure avec l’introduction du vaccin antipaludique R21/Matrix-M dans le Programme élargi de vaccination (PEV). Ce vaccin, administré aux jeunes enfants, vient compléter les autres interventions de prévention afin de réduire les formes graves de la maladie et la mortalité infantile.

Parallèlement, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), avec l’appui de ses partenaires, poursuit la distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticide, le dépistage par tests de diagnostic rapide, l’accès aux traitements efficaces à base d’artémisinine et le traitement préventif intermittent chez les femmes enceintes.

Ces interventions contribuent progressivement à renforcer la protection des populations les plus vulnérables.

Malgré ces progrès, le risque demeure élevé. Beaucoup de familles n’utilisent pas régulièrement les moustiquaires imprégnées ou consultent tardivement les structures de santé après l’apparition des premiers symptômes.

Le paludisme se manifeste généralement par une forte fièvre, des frissons, des maux de tête, des douleurs musculaires, une fatigue intense, des vomissements ou encore des diarrhées. Sans une prise en charge rapide, il peut entraîner une anémie sévère, des convulsions, un coma et parfois le décès.

Les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées restent les plus exposés aux formes graves.

Les professionnels de santé rappellent que le paludisme est évitable. Quelques mesures simples permettent de réduire considérablement les risques :

  • Dormir chaque nuit sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide ;
  • Éliminer les eaux stagnantes autour des habitations ;
  • Assainir régulièrement les cours et les caniveaux ;
  • Consulter immédiatement un centre de santé dès les premiers signes de fièvre ;
  • Éviter l’automédication ;
  • Respecter le calendrier de vaccination des enfants éligibles ;
  • Effectuer régulièrement les consultations prénatales afin de bénéficier du traitement préventif recommandé.

Les experts de la santé sont unanimes : aucun outil ne peut, à lui seul, éliminer le paludisme. La combinaison de la vaccination, de l’utilisation systématique des moustiquaires imprégnées, du diagnostic précoce, d’un traitement rapide et de l’assainissement de l’environnement demeure la stratégie la plus efficace.

En République démocratique du Congo, où le paludisme continue de peser lourdement sur les familles et le système de santé, chaque geste compte. Dormir sous une moustiquaire, protéger les enfants, consulter rapidement en cas de fièvre et maintenir un environnement propre sont des réflexes simples qui sauvent des vies.

Le paludisme est une maladie que l’on peut prévenir, diagnostiquer et traiter. Ensemble, faisons de la prévention un engagement quotidien pour protéger nos familles et construire une RDC en meilleure santé

✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI

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