
À partir du 30 juin, plus de 42 000 personnes retournées dans la zone de santé de Rutshuru, au Nord-Kivu, pourraient perdre l’accès aux soins médicaux gratuits à la suite de la clôture du projet de l’organisation humanitaire ALIMA.
Lancé il y a un an pour accompagner les familles revenues dans leurs villages après leur déplacement autour de Goma, ce programme a permis de garantir des consultations et des traitements gratuits dans plusieurs structures de santé, notamment grâce à l’approvisionnement en médicaments, au soutien du personnel soignant et à l’implication des relais communautaires.
Réunis jeudi à Kiwanja pour un atelier de capitalisation des acquis, les responsables sanitaires ont salué les résultats obtenus tout en alertant sur les conséquences que pourrait entraîner le retrait de cette assistance.
Le médecin directeur de l’Hôpital général de référence de Rutshuru et médecin chef de zone par intérim, le Dr Claude Bakunzi, a rappelé que les aires de santé de Rugari, Kakomero et Kinyandoni ont largement bénéficié de cet appui.
« Le départ d’ALIMA est un regret pour toute la population de Rutshuru. Le projet a facilité l’accès aux soins des personnes retournées, mais les besoins restent considérables », a-t-il déclaré.
Consciente des inquiétudes suscitées par la fin du projet, ALIMA affirme avoir engagé des démarches auprès des partenaires techniques et financiers afin de mobiliser de nouveaux financements. L’organisation espère ainsi assurer la continuité de l’appui sanitaire dans cette partie du Nord-Kivu, où les défis humanitaires demeurent importants.
✍️ Guillaumette KABEMBA PUBI